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Blanc : "On n'est pas prêt"
le 28 mai 2012 à 01:13
Laurent Blanc a reconnu, après la victoire à l'arraché contre l'Islande en amical (3-2) dimanche à Valenciennes, que les Bleus n'étaient "pas prêts" à deux semaines de leurs débuts à l'Euro-2012, le 11 juin contre l'Angleterre.
Notez les joueurs de l'équipe de France
le 28 mai 2012 à 01:49
Grâce à des buts de Debuchy, Ribéry et Rami, la France a disposé de l'Islande, dimanche soir. A la peine en première période, les Bleus se sont arrachés au retour des vestiaires. Notez les troupes de Laurent Blanc.
Décevant contre l'Islande, Patrice Evra ne s'affole pas
le 28 mai 2012 à 01:42
Pas forcément à son avantage dimanche contre l'Islande, Patrice Evra est revenu longuement sur le match sans rechigné. Le Red Devil ne s'affole pas et rappelle que les Bleus sont encore en pleine préparation.
Hatem Ben Arfa avait les jambes lourdes
le 28 mai 2012 à 01:42
Auteur d'un match correct face à l'Islande dimanche, Hatem Ben Arfa a confessé avoir les jambes lourdes. Le joueur de Newcastle ne se fait pas de souci avant l'annonce des 23. Il aura « tout donné ».
Valbuena : « La liste ? Pas une fixation »
le 28 mai 2012 à 01:16
L'Afrique, à l'Est d'Eden .
Football - le 12 février 2012 à 06:00
En Afrique de l'Est, le sport est une histoire de distance. Fond, demi-fond, marathon : autant de rimes pauvres qui font des Ethiopiens et des Kenyans des athlètes hors pairs depuis plus de quarante ans. « J'ose pas croire que l'Afrique de l'Est se prédestine à l'athlétisme pour sa géographie et ses hauts plateaux. Je connais le même relief en Amérique Latine, et là-bas, les équipes de foot sont performantes », mesure Olivier Monlouis, co-fondateur de l'agence de marketing spécialisée African Football Factory. « Franchement, le problème est d'ordre économique. Le plus immédiat pour eux, c'est de manger. Ce n'est pas le sport », affirme Jean-Marc Guillou, formateur français et fondateur en 1994 de la célèbre Académie Mimosifcom d'Abidjan. De tous bords, le constat est limpide. Question football, c'est une toute autre course de lenteur.
Loupe main gauche et cartographie grande taille : l'Afrique de l'Est, qu'est-ce c'est ? Quand on cause ballon rond, la région s'articule autour d'une confédération indépendante baptisée Council for East Central Africa Football Association (Cecafa). Créée en 1927, cette organisation accueille en son sein onze pays membres pour autant de sélections : le Kenya, l'Ouganda, la Tanzanie, le Soudan, l'Éthiopie, l'Érythrée, Djibouti, la Somalie, le Rwanda, le Burundi et Zanzibar. L'union fait la force. Pourtant, aucun soldat de cette escouade de charme ne s'est jamais qualifié pour une phase finale de Coupe du monde. Ni même pour l'édition 2010 organisée sur ses terres, en Afrique du Sud. Et parmi elles, le Soudan est la seule nation à s'être imposée en Coupe d'Afrique des Nations. Prescription : c'était il y a quarante ans !
« Tout ce qu'ils veulent, c'est de la bière gratuite »
« Dans ces pays, les gens font semblant d'aimer le football mais, en réalité, ils ne l'aiment pas », s'agace Nicholas Musonye, secrétaire général de la Cecafa. L'homme, le regard noir et le propos acerbe, conclut à sa manière l'édition 2009 de son championnat régional. Une coupe maison, retransmise sur une TV australienne et qui rassemble les pays du Conseil d'Afrique de l'Est et Centrale. Pour l'occasion, seuls 5 000 spectateurs ont assisté à la finale opposant l'Ouganda, lauréat de la compétition, aux Guêpes du Rwanda (2-0). Un échec retentissant. « Les Kenyans font semblants d'aimer le football. Mais tout ce qu'ils veulent, c'est de la bière gratuite », poursuit non sans humour Musonye au micro de la BBC. « Les politiques, les fédérations et les gens se désintéressent du foot. Il y a un réel déficit culturel mais surtout, comment dirais-je, d'intérêt pour la discipline », note Jean-Marc Guillou. Car à défaut de s'exporter, les membres de la Cecafa organisent donc chaque année un tournoi entre « ami ». Et dans cette catégorie, l'Ouganda est bel et bien la maitresse des lieux avec douze titres dans les placards.
Malgré trois « Cecafa Cup » à son actif, Bobby Williamson ne décolère pas. Le sélectionneur ougandais réitère sans relâche la même accusation. « La corruption », dénonce-t-il sans détour au journal suédois Dagens Nyheter. Aussi, depuis des années, la Fifa et le Cecafa luttent contre l'ingérence des états dans leur football respectif. Pis, le football kenyan a vécu sans la moindre fédération pendant 4 ans. Deux associations se livrant bataille pour savoir laquelle serait à même de régner sur la discipline locale. De fait, le pays a été banni des compétitions internationales jusqu'en 2010. Olivier Monlouis, basé à Paris, a toute sa mémoire : « Je me souviens de Bernard Lama qui avait démissionné de son poste de sélectionneur du Kenya pour un problème de contrat. Au bout de deux semaines, il en pouvait déjà plus ». Grandeur et décadence.
Salle Highbury ou bistrot Standford Bridge
« Le football anglais tue le football africain ». Traduits par le Courrier International, cette invective est signée Williamson, encore lui. Il s'attaque sans relâche au nouveau bouc émissaire du foot est-africain : La Premier League ! « Nous ne sommes pas divertis par notre propre football, alors nous nous consolons avec le foot britannique », note Bernard Otieno, kenyan et supporter d'Arsenal. Sur place, dans le bidonville de Kibera, aux abords de la capitale Nairobi, les amoureux du kick and rush paient 20 shillings kenyans (0,18 centimes d'euros) pour regarder les matchs anglais dans des salles de télévision. Non sans une pointe de malice, les propriétaires de ces repères de fortune leur donnent même des noms galvanisants. Salle San Siro, établissement Old Trafford, bistrot Stamford Bridge ou salle Highbury : ambiance garantie.
En Tanzanie, même combat. « Le football féminin a beaucoup plus de visibilité que les hommes », remarque Olivier. Les nanas ou les mancuniens : un choix pas si cornélien. « Nous avons maintenant accès à la télévision, la radio et Internet. Nous en savons plus sur le football anglais que sur notre propre championnat », se félicite Phares Magesa, un fan de Manchester United. Au centre ville de Dar es Salaam, centre économique de la Tanzanie, les maillots bricolés d'Henry et de Van Nistlerooy fagotent par centaines le dos des plus enthousiastes. Un folklore destructeur. « Si le déclin de notre football continue, les investisseurs n'en n'auront plus pour leur argent. Les salaires vont baisser, les sponsors vont s'enfuir et bien sûr, nous allons nous s'effondrer », déclarait en 2005 Crescentius Magori, l'ancien vice-président de la Fédération tanzanienne de football. Depuis, un stade national de 60 000 places a vu le jour. Mais Chelsea n'y joue jamais…
Permis de travail
La Grande-Bretagne ferme toujours ses portes aux footballeurs d'Afrique de l'Est. Enfin presque. Avant d'atterrir en terre sainte, l'administration britannique demande à sa recrue d'avoir participé à 75% des dernières rencontres internationales de son pays, nation qui doit être classée au dessus du 70ème rang mondial au cours des deux dernières années. Or, l'Ouganda est le meilleur pays de la Cecafa et occupe la 75ème place. Victime de cette réglementation, le Kenyan McDonald Mariga, seul joueur de la région à avoir inscrit un but en Ligues des Champions, n'a jamais pu signer à Manchester City. Le fameux permis de travail d'Outre-Manche. Plus souple, l'Italie et l'Inter de Milan, puis Parme, se sont alors offerts à lui.
Contrairement au Anglais, les Français et les Belges ont pris conscience que leurs anciennes colonies constituaient un vivier important de jeunes talents. Ces jeunes pousses sont dénichées dans les nombreux centres de formation d'Abidjan (Côte d'Ivoire), non dans les stades déserts d'Addis-Abeba (Éthiopie) ou Mogadiscio (Somalie). Des joueurs qui selon Marcio Maximo, sélectionneur de la Tanzanie, manquent d'atouts physiques pour soutenir la comparaison avec l'Ouest du continent. Hors-propos. « C'est une mauvaise approche, rétorque Jean-Marc Guillou. La formation, comme partout d'ailleurs, est mal faite. C'est l'inverse, on privilégie le physique à la technique sur le continent. Nous, on a prouvé qu'un gamin africain d'1m67, d'Est ou d'Ouest, pouvait être un bon joueur ». L'ancien joueur d'Angers a formé le cœur de la sélection ivoirienne, finaliste dimanche de la CAN 2012. Yaya Touré, Gervinho, Salomon Kalou, c'est lui. Dennis Oliech, non, quelqu'un d'autre. « Moi j'ai monté une école de foot à Madagascar. On y a formé 14 ou 15 internationaux, mais quand la fédération refuse de te payer un billet d'avion pour un joueur repéré en Europe, tu ne peux pas avancer ». Avancer masquer pour qu'un jour les choses changent. « L'Afrique de l'Est n'est aujourd'hui pas concernée, mais se vide va se combler aux fil des années. J'en suis certain ». En attendant, dimanche, c'est jour de fête…
Loupe main gauche et cartographie grande taille : l'Afrique de l'Est, qu'est-ce c'est ? Quand on cause ballon rond, la région s'articule autour d'une confédération indépendante baptisée Council for East Central Africa Football Association (Cecafa). Créée en 1927, cette organisation accueille en son sein onze pays membres pour autant de sélections : le Kenya, l'Ouganda, la Tanzanie, le Soudan, l'Éthiopie, l'Érythrée, Djibouti, la Somalie, le Rwanda, le Burundi et Zanzibar. L'union fait la force. Pourtant, aucun soldat de cette escouade de charme ne s'est jamais qualifié pour une phase finale de Coupe du monde. Ni même pour l'édition 2010 organisée sur ses terres, en Afrique du Sud. Et parmi elles, le Soudan est la seule nation à s'être imposée en Coupe d'Afrique des Nations. Prescription : c'était il y a quarante ans !
« Tout ce qu'ils veulent, c'est de la bière gratuite »
« Dans ces pays, les gens font semblant d'aimer le football mais, en réalité, ils ne l'aiment pas », s'agace Nicholas Musonye, secrétaire général de la Cecafa. L'homme, le regard noir et le propos acerbe, conclut à sa manière l'édition 2009 de son championnat régional. Une coupe maison, retransmise sur une TV australienne et qui rassemble les pays du Conseil d'Afrique de l'Est et Centrale. Pour l'occasion, seuls 5 000 spectateurs ont assisté à la finale opposant l'Ouganda, lauréat de la compétition, aux Guêpes du Rwanda (2-0). Un échec retentissant. « Les Kenyans font semblants d'aimer le football. Mais tout ce qu'ils veulent, c'est de la bière gratuite », poursuit non sans humour Musonye au micro de la BBC. « Les politiques, les fédérations et les gens se désintéressent du foot. Il y a un réel déficit culturel mais surtout, comment dirais-je, d'intérêt pour la discipline », note Jean-Marc Guillou. Car à défaut de s'exporter, les membres de la Cecafa organisent donc chaque année un tournoi entre « ami ». Et dans cette catégorie, l'Ouganda est bel et bien la maitresse des lieux avec douze titres dans les placards.
Malgré trois « Cecafa Cup » à son actif, Bobby Williamson ne décolère pas. Le sélectionneur ougandais réitère sans relâche la même accusation. « La corruption », dénonce-t-il sans détour au journal suédois Dagens Nyheter. Aussi, depuis des années, la Fifa et le Cecafa luttent contre l'ingérence des états dans leur football respectif. Pis, le football kenyan a vécu sans la moindre fédération pendant 4 ans. Deux associations se livrant bataille pour savoir laquelle serait à même de régner sur la discipline locale. De fait, le pays a été banni des compétitions internationales jusqu'en 2010. Olivier Monlouis, basé à Paris, a toute sa mémoire : « Je me souviens de Bernard Lama qui avait démissionné de son poste de sélectionneur du Kenya pour un problème de contrat. Au bout de deux semaines, il en pouvait déjà plus ». Grandeur et décadence.
Salle Highbury ou bistrot Standford Bridge
« Le football anglais tue le football africain ». Traduits par le Courrier International, cette invective est signée Williamson, encore lui. Il s'attaque sans relâche au nouveau bouc émissaire du foot est-africain : La Premier League ! « Nous ne sommes pas divertis par notre propre football, alors nous nous consolons avec le foot britannique », note Bernard Otieno, kenyan et supporter d'Arsenal. Sur place, dans le bidonville de Kibera, aux abords de la capitale Nairobi, les amoureux du kick and rush paient 20 shillings kenyans (0,18 centimes d'euros) pour regarder les matchs anglais dans des salles de télévision. Non sans une pointe de malice, les propriétaires de ces repères de fortune leur donnent même des noms galvanisants. Salle San Siro, établissement Old Trafford, bistrot Stamford Bridge ou salle Highbury : ambiance garantie.
En Tanzanie, même combat. « Le football féminin a beaucoup plus de visibilité que les hommes », remarque Olivier. Les nanas ou les mancuniens : un choix pas si cornélien. « Nous avons maintenant accès à la télévision, la radio et Internet. Nous en savons plus sur le football anglais que sur notre propre championnat », se félicite Phares Magesa, un fan de Manchester United. Au centre ville de Dar es Salaam, centre économique de la Tanzanie, les maillots bricolés d'Henry et de Van Nistlerooy fagotent par centaines le dos des plus enthousiastes. Un folklore destructeur. « Si le déclin de notre football continue, les investisseurs n'en n'auront plus pour leur argent. Les salaires vont baisser, les sponsors vont s'enfuir et bien sûr, nous allons nous s'effondrer », déclarait en 2005 Crescentius Magori, l'ancien vice-président de la Fédération tanzanienne de football. Depuis, un stade national de 60 000 places a vu le jour. Mais Chelsea n'y joue jamais…
Permis de travail
La Grande-Bretagne ferme toujours ses portes aux footballeurs d'Afrique de l'Est. Enfin presque. Avant d'atterrir en terre sainte, l'administration britannique demande à sa recrue d'avoir participé à 75% des dernières rencontres internationales de son pays, nation qui doit être classée au dessus du 70ème rang mondial au cours des deux dernières années. Or, l'Ouganda est le meilleur pays de la Cecafa et occupe la 75ème place. Victime de cette réglementation, le Kenyan McDonald Mariga, seul joueur de la région à avoir inscrit un but en Ligues des Champions, n'a jamais pu signer à Manchester City. Le fameux permis de travail d'Outre-Manche. Plus souple, l'Italie et l'Inter de Milan, puis Parme, se sont alors offerts à lui.
Contrairement au Anglais, les Français et les Belges ont pris conscience que leurs anciennes colonies constituaient un vivier important de jeunes talents. Ces jeunes pousses sont dénichées dans les nombreux centres de formation d'Abidjan (Côte d'Ivoire), non dans les stades déserts d'Addis-Abeba (Éthiopie) ou Mogadiscio (Somalie). Des joueurs qui selon Marcio Maximo, sélectionneur de la Tanzanie, manquent d'atouts physiques pour soutenir la comparaison avec l'Ouest du continent. Hors-propos. « C'est une mauvaise approche, rétorque Jean-Marc Guillou. La formation, comme partout d'ailleurs, est mal faite. C'est l'inverse, on privilégie le physique à la technique sur le continent. Nous, on a prouvé qu'un gamin africain d'1m67, d'Est ou d'Ouest, pouvait être un bon joueur ». L'ancien joueur d'Angers a formé le cœur de la sélection ivoirienne, finaliste dimanche de la CAN 2012. Yaya Touré, Gervinho, Salomon Kalou, c'est lui. Dennis Oliech, non, quelqu'un d'autre. « Moi j'ai monté une école de foot à Madagascar. On y a formé 14 ou 15 internationaux, mais quand la fédération refuse de te payer un billet d'avion pour un joueur repéré en Europe, tu ne peux pas avancer ». Avancer masquer pour qu'un jour les choses changent. « L'Afrique de l'Est n'est aujourd'hui pas concernée, mais se vide va se combler aux fil des années. J'en suis certain ». En attendant, dimanche, c'est jour de fête…
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